C’est la formation qui fera la différence en Afrique

Via Le Point Afrique PAR *

À la conférence de Dakar sur le partenariat mondial pour l’éducation (PME), la qualité des personnalités présentes – Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, Antonio Guterres, secrétaire général de l’Unesco, Emmanuel Macron, chef de l’État français, Rihanna, star mondiale du R&B et op, sans compter de nombreux autres présidents de pays africains – atteste de l’acuité de la question de l’éducation… Et des moyens à mobiliser pour accompagner et donner espoir à quelque 200 millions d’enfants à travers le monde qui n’ont toujours pas accès à l’éducation.

Attention de ne pas se tromper d’approche

Fondamentalement, prendre le problème sous son seul prisme d’ordre financier par le lancement d’un fonds mondial pour l’éducation conduirait à un échec. L’enjeu est beaucoup plus global. Même s’il est vrai que, pour la première fois, il est annoncé que ce fonds sera présidé par un pays donateur, la France, et un pays bénéficiaire, le Sénégal, la question centrale est de savoir comment donner une nouvelle impulsion de façon à anticiper les besoins futurs dans le domaine. L’intégration plus accrue des innovations pédagogiques via le numérique doit faire l’objet d’une plus grande attention pour répondre au manque d’infrastructures physiques et techniques. Avec peu, l’objectif est de faire mieux que dans le passé, où ce secteur a englouti une bonne partie des budgets (jusqu’à 40 % du PIB) sans grand résultat. De plus, face à la fureur des syndicats d’enseignants, la fuite des cerveaux et aussi un fléau à canaliser.

Anticiper des besoins qui vont déterminer l’avenir de l’Afrique

L’éducation est un enjeu fondamental pour le continent africain. Elle est la voie par laquelle son capital humain peut être valorisé et fidélisé pour maintenir les talents en Afrique même. D’ici à 2050, la population africaine atteindra la barre des 2 milliards d’habitants, dont 75 % auront 25 ans. Cette accélération de la croissance démographique engendrera des besoins multiples et variés pour les Africains. Cette jeunesse est une opportunité formidable qu’il conviendra de former et d’insérer de manière efficace sur le marché de l’emploi. Le défi est considérable et peut se présenter comme porteur de nombreuses opportunités à saisir. En revanche, si les effets ne sont pas maîtrisés à travers une politique volontariste et mûrement planifiée, c’est une bombe à retardement qui se profile à la face du monde avec de lourdes conséquences dans l’équilibre de la planète, d’où l’urgence d’une mobilisation pour anticiper ces effets. Car passer de 1 à 2 milliards d’habitants dans un laps de temps très court nécessite la création de modèles de rupture. En restant sur le schéma actuel de développement de l’enseignement, l’accroissement des besoins nécessiterait la construction d’une salle de classe tous les jours. Cela reviendrait à construire pas moins de 2 000 écoles primaires, collèges et lycées tous les ans. Une utopie au regard des ressources disponibles. Alors, la rupture passe indéniablement par l’innovation pédagogique dans l’enseignement avec le numérique comme pilier essentiel. Il est fondamental d’intégrer toutes ces innovations portées par les MOOC, mobile learning, sociallearning, adaptive learning, réalité virtuelle et augmentée amenés par le numérique.

http://afrique.lepoint.fr/actualites/numerique-en-afrique-c-est-la-formation-qui-fera-la-difference-en-afrique-02-02-2018-2191734_2365.php

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